Logo
European Vegetarian and Animal News Alliance (EVANA)
Select language:
en de fr pt es
it nl ro sl sq sv


Book recommendation:
Paving the Way for Peace: Living Philosophies of Bishnoi and Jains
Join us on
facebook logo
Facebook!




RSS engl.
RSS all lang.

Donation to EVANA.

Europe: Il ne faut pas se nourrir d'illusions

La semaine passée, deux événements, pouvant influencer d'une façon significative la cause de la protection des animaux, ont marqué le Royaume Uni

Le premier, c'est la condamnation par un tribunal, à des peines de 12 ans de reclusion, de trois activistes extrêmistes accusés d'avoir profané une tombe (et deplacé le cadavre) pour intimider les parents de la défunte, propriétaires d'une ferme qui élève des animaux destinés à des expériences de laboratoire. En France, 12 ans de réclusion est une peine qu'on inflige à des coupables de tentative de meurtre avec violences ayant entrainé des séquelles graves...

Le deuxième événement, c'est la déclaration du premier ministre britannique selon laquelle il allait signer la pétition circulant sur le Net en faveur des expériences sur des animaux vivants faites par les laboratoires de recherche médical.

Il ne faut pas s'étonner de ces deux événements. Les britanniques ont la réputation d'être flegmatiques. L'expérience nous a appris qu'ils sont plutôt émotionnels, excessifs, originaux.

Si l'accusation contre ces activistes est vraie, leur acte est vraiment condamnable. On ne défend pas les animaux en profanant une tombe. C'est inadmissible moralement et catastrophique politiquement. Ce qui est remarquable, c'est la sévérité de la peine. Elle s'explique par les lois draconiennes que le premier ministre britannique a fait voter récemment à l'encontre des activistes des droits des animaux. Actuellement, ce monsieur s'apprête à modifier les lois concernant les droits de l'hommme.

Il ne faut pas s'étonner non plus de la position publique, favorable aux expériences sur des animaux vivants exprimé publiquement par le premier ministre britannique, homme impitoyable. Outre le fait que pendant son exercice de pouvoir il a rarement favorisé les intérêts des plus démunis parmi les êtres humains, c'est son gouvernement qui a ordonné la terrible extermination "préventive" massive des animaux sains de toute espèce, lors de l'épidémie de la fièvre aphteuse en 2001. Ils ont même fait appel à l'armée pour tirer sur des moutons et des agneaux. Les conditions atroçes de cette extermination, qui n'a pas épargné les animaux de compagnie, ont choqué des militaires endurcis ainsi que des employés d'abattoirs. A l'époque, les médias britanniques avaient diffusé le désarroi exprimé par certains de ces professionnels.

Mais, diront certains, c'est son gouvernement qui a fait voter la loi limitant la chasse à courre malgré l'opposition des chasseurs et des puissants protecteurs de ces dernièrs. Certes. Mais il faut savoir que le premier ministre britannique avait des obligations irrévocables vis-à-vis des défenseurs des animaux qui, jadis, avaient contribué de diverses manières à sa campagne électorale.

Ce monsieur soutient fréquemment les causes des puissants groupes de pression, du pétrole, de l'agroalimentaire, de l'industrie pharmaceutique et autres. Actuellement, il s'agit d'une offensive des laboratoires effectuant des recherches sur des animaux vivants, soutenue par des universitaires - pour qui l'éthique concerne uniquement l'espèce humaine - et des politiciens, sous pretexte de progrès de la science médicale. En fait, les intérêts financiers et économiques qui se trouvent derrière les expériences de laboratoire sur des animaux vivants sont énormes et dépassent la question médicale. En plus, toute une série d'entreprises et de fournisseurs d'animaux vivants gravitent autour des laboratoires et ont intérêt à ce que le nombre des recherches sur les animaux vivants ne diminue pas. En fait, il s'agit plutôt d'une contre-offensive car tout ce monde-là a peur du progrès moral de la cause de la protection animale auprès de l'opinion publique européenne. Surtout, ils ont peur du progrès des méthodes de remplacement et de l'informatique méthodologique qui fait que leurs expériences sur les animaux vivants apparaîtront de plus en plus obsolètes.

Leur combat est d'arrière garde. C'est pourquoi les défenseurs des animaux ne doivent pas entreprendre des actions violentes. Ce genre d'action risque de leur leur aliéner l'opinion publique. La force de la cause de la protection animale est morale. Seule l'évolution des mentalités peut alléger la souffrance des animaux. Pour les animaux, l'évolution des mentalités se fait par l'éducation des gens et l'information et non pas par les action violentes.

Il ne faut pas se nourrir d'illusions. On ne peut pas presser l'opinion publique européenne de faire tout de suite ce qu'elle n'a pas envie de faire maintenant. Si on la presse trop, elle réagira dans le sens contraire; au détriment de la protection animale. La mauvaise publicité qui a été faite par la profanation inadmissible et stupide de la tombe ainsi que la pétition en faveur des expériences sur des animaux vivants - soutenue par le premier ministre britannique - le prouvent aisement.


16.5.2006


Source: Les chrétiens et les animaux
Author: Les chrétiens et les animaux


Date: 2006-05-16

Other EVANA-articles about this topic:
M. Tony Blair veut-il retourner au Moyen Age ? (fr)

Share

Filter: 
1-13
2020-01-25
2013-05-29
seedling in soil
2013-01-19
German Agriculture Minister Aigner and FAO head Graziano da Silva urge international community to develop principles for responsible investments
2013-01-17
2013-01-17
2013-01-17
2013-01-04
2013-01-03
2013-01-03
2013-01-03
2012-12-30
2012-12-29
2012-12-28
photo GerdAltmann_pixelio.de
1-13

For correspondents:
Username:

Password: